Positive Grid intrigue autant qu’elle divise. Entre les adeptes des lampes qui ne jurent que par leurs amplis guitare « à l’ancienne » et les fans de technologie qui veulent tout contrôler depuis un smartphone, la marque s’est taillé une place à part dans le monde du matériel guitare. D’un côté, des amplificateurs connectés capables de simuler des dizaines de têtes mythiques, de l’autre des outils d’apprentissage et des fonctions d’IA qui transforment la façon de travailler son instrument. Pour certains, c’est le meilleur allié pour rejouer après une longue pause. Pour d’autres, une usine à gaz qui éloigne du son brut de la guitare.
Le plus intéressant avec Positive Grid, ce n’est pas seulement la fiche technique. C’est la manière dont ces amplis et effets guitare changent le quotidien des gratteux. Un étudiant en appartement peut bosser en silence avec un Spark Go, un guitariste de cover band prépare ses sons à l’avance sur l’app, un passionné de home-studio remplace plusieurs pédales d’effets par un seul combo numérique. Ça te parle ? Cette découverte de l’univers Positive Grid propose un avis nuancé sur la marque, en détaillant le Spark 2, le Spark Go et la logique globale derrière leurs amplificateurs intelligents. L’idée n’est pas de te convaincre à tout prix, mais de te donner assez de clés pour décider si ce type de matériel correspond à ta façon de jouer.
En bref
- Positive Grid s’est imposé comme un acteur majeur des amplis guitare connectés, avec une approche centrée sur l’IA, le Bluetooth et les applications mobiles.
- Le Spark 2 vise les guitaristes à la maison : 50 W, 33 amplis, 43 effets, Looper, batterie optionnelle, idéal pour la pratique quotidienne et le home-studio.
- Le Spark Go cible la guitare nomade : 5 W, format de poche, appli complète, 8 heures d’autonomie et un son étonnamment exploitable pour travailler partout.
- Les forces de la marque : polyvalence sonore, outils d’apprentissage (Smart Jam, Auto Chords), intégration application/amp et rapport fonctionnalités/prix très agressif.
- Les limites : dépendance à l’app, quelques compromis sur le côté « organique » des sonorités et absence de certaines options (MIDI, looper sur le Go).
- Pour un guitariste qui veut reprendre ou progresser sans se noyer dans les pédales d’effets, Positive Grid peut devenir un vrai compagnon de route.
Positive Grid : découverte de la marque et de sa philosophie autour de la guitare
Positive Grid n’est pas né dans un garage rempli de têtes tout lampes et de baffles 4×12. La marque arrive par le versant logiciel, avec l’idée de recréer dans un ordinateur des sonorités jusque-là réservées aux studios bien équipés. Autrement dit, l’ADN de Positive Grid, c’est d’abord le code, puis le hardware. Ça peut surprendre les puristes, mais c’est précisément ce qui explique la cohérence de leurs amplificateurs intelligents.
Ce positionnement se voit très vite : tout ou presque tourne autour d’une application, d’une connexion Bluetooth, d’une interface USB. Les amplis ne sont plus seulement des boîtes qui amplifient ton son, ce sont des hubs qui centralisent effets guitare, backing tracks, enregistrement et apprentissage. Positive Grid part du principe que beaucoup de guitaristes jouent en appartement, devant un écran, en bossant sur YouTube ou Spotify plus que sur un CD de méthode. Et, honnêtement, ce n’est pas complètement faux.
Pour comprendre la philosophie de la marque, on peut suivre un personnage fictif, Alex. Alex a débuté avec un petit combo 15 W sans sortie casque, puis a lâché la guitare en déménageant. Plusieurs années plus tard, avec une vie de famille et des voisins sensibles au bruit, il veut reprendre. Un ampli lampe puissant n’a plus vraiment de sens. Alex tombe sur Positive Grid, découvre le Spark 2 et le Spark Go, et réalise qu’il peut :
1) Jouer au casque sans déranger personne.
2) Charger en deux clics un son proche de son groupe préféré.
3) Se faire accompagner par une batterie virtuelle qui suit son jeu.
Ce genre de scénario explique le succès de la marque. Positive Grid s’adresse aux guitaristes « de la vraie vie », ceux qui jouent le soir après le boulot, entre deux réunions, ou pendant la sieste du petit. On est loin du fantasme du stack Marshall ouvert à fond dans un hangar.
Au niveau de l’image, Positive Grid mise beaucoup sur la communauté. La plateforme ToneCloud réunit des milliers de presets créés par d’autres guitaristes. Tu cherches un son « John Mayer clean », « Metallica 90s » ou « Gilmour lead » ? Tu tapes quelques mots-clés et tu te retrouves immédiatement avec une base de travail exploitable. Certains détesteront cette approche, préférant tourner les boutons à l’oreille, d’autres y verront un gain de temps énorme.
On peut résumer la philosophie Positive Grid en quatre idées fortes. Premièrement, la centralisation : amplis guitare, pédales d’effets virtuelles, outils d’apprentissage et enregistrement sont réunis dans le même écosystème. Deuxièmement, la mobilité : entre Spark 2 sur le bureau et Spark Go dans le sac à dos, le même univers sonore t’accompagne partout. Troisièmement, l’assistance intelligente : IA pour analyser les accords, générer des accompagnements, ajuster l’égalisation. Enfin, le prix : le rapport fonctionnalités/tarif reste l’un des plus agressifs du marché, ce qui explique aussi l’ampleur de la discussion autour de la marque.
Soit dit en passant, ce positionnement n’est pas exempt de critiques. Certains musiciens trouvent que ce type de matériel guitare incite à passer plus de temps à scroller des presets qu’à travailler son jeu. D’autres regrettent le manque de « danger » sonore, cette interaction parfois imprévisible entre un ampli lampes poussé et une guitare un peu nerveuse. Ce débat est sain, et il montre surtout que Positive Grid bouscule des habitudes bien installées.
En bref, la marque s’adresse clairement aux guitaristes qui acceptent de mélanger tradition et numérique, qui veulent des sonorités crédibles, des outils modernes et la possibilité de passer de la pratique solo à l’enregistrement sans changer de setup. C’est ce mélange qui fait l’intérêt – et la polémique – autour de Positive Grid.

Positive Grid Spark 2 : avis détaillé sur un ampli guitare connecté très complet
Le Spark 2 est un peu la vitrine de Positive Grid pour la guitare électrique, l’acoustique et même la basse. On parle d’un combo 50 W, stéréo, pensé pour le bureau, le salon ou un petit local de répétition calme. Sa promesse est claire : offrir dans un seul ampli un « studio portable » avec modélisations, effets guitare, Looper et connectivité avancée.
Côté hardware, le Spark 2 affiche environ 37,5 cm de large pour 21,4 cm de haut, pour un poids autour de 3,4 kg. Concrètement, il se pose facilement sur un bureau sans le transformer en chantier. Les deux haut-parleurs FRFR orientés vers l’utilisateur donnent un rendu assez direct, presque de type enceinte de monitoring. Le revêtement en simili cuir noir donne un look sérieux, même si la poussière s’invite assez vite sur la grille et le dessus. Rien de dramatique, mais on est loin du côté « tank indestructible » d’un combo tout métal.
Les commandes physiques restent classiques et rassurantes. On retrouve les potentiomètres de Gain, Bass, Mid, Treble, Master, ainsi que les sections Modulation, Delay, Reverb, plus les volumes séparés pour la guitare et la musique d’accompagnement. Un sélecteur permet d’accéder rapidement à huit presets mémorisés, ce qui évite de sortir le téléphone à chaque changement de son. Les potards tournent sans jeu, sans grincement, ce qui rassure pour un ampli de cette gamme de prix.
Sur le plan sonore, le Spark 2 coche beaucoup de cases. Les sons cleans sonnent ouverts, avec une belle brillance sans devenir agressifs. Sur des arpèges en fingerpicking ou des rythmiques funk légèrement compressées, on retrouve une réactivité qui se rapproche de combos plus chers. Les saturations couvrent un spectre large, du crunch léger pour le blues à un high gain costaud pour le metal moderne. Le point à retenir, c’est que les sonorités restent exploitables dans un mix, sans ce côté « plastique » qui plombait certaines simulations numériques des années 2000.
Là où le Spark 2 marque vraiment des points, c’est sur la palette de modélisations d’amplis et de pédales d’effets. Tu as accès à 33 modèles inspirés d’amplificateurs emblématiques et à 43 effets. Ce n’est pas qu’une accumulation de chiffres : la chaîne de signal permet de placer jusqu’à 3 effets en amont de l’ampli, 3 en aval et une réverb ou un délai, le tout personnalisable pour chaque preset. Tu peux par exemple préparer un son de lead avec noise gate, compresseur et overdrive avant l’ampli, puis chorus, delay et reverb en sortie, et mémoriser l’ensemble.
Voici un tableau récapitulatif pour situer le Spark 2 dans l’écosystème Positive Grid :
| Produit | Puissance | Usage principal | Modélisations / effets | Autonomie |
|---|---|---|---|---|
| Spark 2 | 50 W stéréo | Maison, home-studio | 33 amplis / 43 effets | Jusqu’à 12 h avec batterie optionnelle |
| Spark Go | 5 W | Nomade, pratique silencieuse | 33 amplis / 43 effets via app | Environ 8 h intégrées |
Les effets de modulation, delays et reverbs sont globalement bien travaillés. Les reverbs en particulier apportent de la profondeur, qu’il s’agisse d’une salle discrète ou d’un espace plus vaste façon ambient. Les delays se calent facilement au tempo via l’app et restent propres, même avec des répétitions longues. Certaines modulations peuvent paraître un peu sages par rapport à des pédales analogiques très marquées, mais pour un usage quotidien, l’équilibre est plutôt bien trouvé.
Autre atout majeur, le Looper intégré, combiné à plus de 100 rythmes de batterie. Pour bosser des idées de compositions ou des solos, c’est redoutable. Tu poses une grille en une ou deux prises, tu lances une batterie proche du style que tu veux travailler, et tu enchaînes les variations. Pour un guitariste qui pratique seul, cette fonction peut franchement changer la motivation, surtout quand le temps est compté.
Côté connectique, le Spark 2 ne fait pas semblant. Entrée guitare au format jack, sorties ligne stéréo, sortie casque mini-jack, entrée auxiliaire, USB pour l’enregistrement vers Mac ou PC. Tu peux autant l’utiliser comme retour d’ordinateur que comme interface audio pour poser des prises dans ton séquenceur. Le seul vrai manque pour certains profils avancés reste l’absence d’interface MIDI, qui aurait permis un pilotage plus poussé depuis un pédalier externe.
Pour qui ce Spark 2 a du sens ? Pour le guitariste qui joue surtout chez lui, qui enregistre ponctuellement, qui aime varier les sonorités et qui veut un pack complet sans empiler les pédales. En revanche, pour une utilisation sur scène avec batterie énervée et bassiste gourmand en décibels, il montre assez vite ses limites en projection. Il fonctionne alors plutôt comme un préampli/outil de travail qu’on repique dans une sono.
Au final, le Spark 2 condense beaucoup de choses dans un format compact, avec un rapport fonctionnalités/prix difficile à ignorer. L’important reste de savoir si tu acceptes l’idée de confier une partie de ton son et de ta gestion de presets à une application. Si oui, cet ampli guitare peut devenir la pièce centrale de ton setup domestique.
Technologies intelligentes Positive Grid : IA, Auto Chords, Smart Jam et connectivité
Au-delà du son brut, ce qui distingue vraiment Positive Grid des amplis plus classiques, ce sont les briques logicielles qui gravitent autour des produits. La marque ne se contente pas de simuler des amplificateurs, elle essaie de t’aider à jouer plus souvent et plus efficacement, quitte à parfois en faire un peu trop pour ceux qui aiment la simplicité.
Le centre névralgique, c’est l’application Spark sur iOS et Android. Reliée au Spark 2 ou au Spark Go via Bluetooth 5.0, elle sert à la fois d’éditeur de sons, de bibliothèque de presets, de boîte à rythmes, de bloc-notes musical et d’outil d’apprentissage. Le tout dans une interface assez visuelle, avec des icônes d’amplis, de pédales d’effets et une représentation en chaîne du signal audio.
L’une des fonctions qui marquent le plus les guitaristes qui découvrent Positive Grid, c’est Auto Chords. Le principe est simple : tu lances un morceau depuis ta bibliothèque, Spotify, Apple Music ou YouTube, et l’app affiche en temps réel les accords détectés. Pour apprendre rapidement des titres sans passer par des tablatures approximatives, c’est extrêmement pratique. La détection n’est pas toujours parfaite sur des arrangements très chargés, mais pour 90 % des morceaux du quotidien, elle fait gagner un temps précieux.
Autre brique intéressante, Smart Jam. L’app t’écoute jouer, analyse ta rythmique et ta progression d’accords, puis génère un accompagnement basse/batterie qui suit ton style. Pour improviser ou travailler le sens du tempo, cette fonctionnalité peut devenir addictive. Evidemment, on reste sur un backing virtuel, pas sur un batteur humain qui te balance des fills surprenants, mais pour bosser à la maison c’est largement suffisant.
Positive Grid pousse aussi des outils plus discrets comme le Smart EQ et le Tone Matching. Le premier ajuste automatiquement l’égalisation selon ton jeu et le contexte, ce qui aide à garder un son équilibré sans passer sa vie sur les potards. Le second essaie de reproduire une sonorité de référence à partir d’un extrait audio. Les résultats peuvent être spectaculaires sur certains exemples, un peu moins impressionnants sur d’autres, mais dans tous les cas, cela fournit un bon point de départ pour affiner ton propre son.
La connectivité Bluetooth joue un rôle central dans cet écosystème. Elle sert à la fois à piloter l’ampli et à diffuser de la musique. Tu peux envoyer un backing track depuis ton téléphone, ajuster le volume musique/guitare directement depuis l’ampli, puis enregistrer l’ensemble via l’USB sur ton ordinateur. Pour un guitariste qui veut passer sans friction du simple jam à la prise de son, cette intégration a beaucoup de sens.
Du côté des limites, il faut être honnête. La dépendance à l’application peut agacer. Si ton smartphone est à plat, si l’app plante ou si une mise à jour change l’interface, tu te retrouves parfois à passer plus de temps à bidouiller qu’à jouer. Certains utilisateurs signalent aussi, selon les versions, des petits bugs de connexion ou de stabilité. Rien qui rende l’ampli inutilisable, mais il faut accepter que ton son passe par un environnement logiciel en mouvement.
C’est là qu’une question se pose : est-ce que cette couche technologique te donne envie de jouer plus, ou est-ce qu’elle devient une distraction ? Pour beaucoup de guitaristes qui reprennent l’instrument, la possibilité de se faire accompagner rapidement, de visualiser les accords d’un morceau et de sauvegarder leurs sons préférés représente un vrai coup de boost. Pour d’autres, ce surplus d’options ressemble davantage à un piège à procrastination.
Un bon compromis consiste souvent à se fixer un cadre. Par exemple, garder deux ou trois presets « maison » sur l’ampli lui-même, accessibles sans téléphone, et réserver les explorations de ToneCloud et des fonctions avancées à des sessions dédiées. De cette manière, l’IA et la connectivité restent des alliées plutôt que de devenir un labyrinthe où l’on se perd.
En résumé, les technologies intelligentes de Positive Grid ne sont pas des gadgets pour faire joli sur une fiche produit. Elles peuvent réellement transformer la façon dont tu apprends des morceaux et dont tu structures ta pratique. Mais elles demandent d’accepter une certaine forme de dépendance logicielle, ce qui ne conviendra pas à tout le monde.
Positive Grid Spark Go : avis sur l’ampli de poche pour guitare nomade
Si le Spark 2 occupe le terrain du bureau et du salon, le Spark Go vise clairement la mobilité. Cet ampli tient littéralement dans la paume de la main, avec environ 12,5 x 8,5 x 4,5 cm pour un poids d’un peu plus de 300 g. Sur le papier, 5 W et un haut-parleur de 2 pouces ne font pas rêver. Dans les faits, le résultat surprend vraiment pour un objet de cette taille.
Le Spark Go combine trois usages dans le même boîtier. D’abord un ampli guitare complet, avec accès, via l’app, aux mêmes 33 modélisations d’amplis et 43 effets que le Spark 2. Ensuite une petite enceinte Bluetooth, suffisante pour écouter des backing tracks ou des playlists dans une pièce. Enfin une interface audio USB-C, capable d’envoyer ton son directement dans un ordinateur pour enregistrer des idées rapidement.
Pour un guitariste en déplacement fréquent, c’est un game changer. On peut imaginer Clara, qui voyage beaucoup pour le travail. Elle glisse le Spark Go dans sa housse avec un câble USB-C, une guitare électrique légère et une paire d’écouteurs filaires. À l’hôtel, dans un Airbnb ou même chez des amis, elle dispose instantanément d’un son exploitable pour bosser ses sets, improviser sur des backing tracks YouTube ou enregistrer des démos. Sans déranger personne, sans transporter un ampli lourd.
La sonorité du Spark Go ne rivalise évidemment pas avec un 1×12 ou un 2×12, mais dans son contexte, elle tient la route. Le son est clair, assez défini, et remplit facilement une petite pièce. Les gros graves manquent un peu, c’est logique vu la taille du haut-parleur, mais pour travailler des parties, peaufiner un solo ou bosser des accords, ce n’est pas un problème. Branché en casque, on oublie même assez vite la taille de l’appareil.
Comme sur le Spark 2, la magie vient de l’écosystème logiciel. Auto Chords, Smart Jam, ToneCloud, tout est là. Tu peux passer d’un crunch bluesy à un gros son moderne en deux gestes. L’autonomie d’environ 8 heures permet de tenir plusieurs jours de sessions courtes sans recharger. La connectivité Bluetooth 5.0 assure un streaming stable pour la musique comme pour le contrôle de l’ampli.
Le principal reproche revient souvent : la dépendance à l’app pour les réglages avancés. Sur un ampli de poche, c’est presque inévitable, faute de place pour multiplier les boutons, mais certains guitaristes regrettent de ne pas disposer de quelques contrôles physiques supplémentaires pour le volume ou la tonalité. Autre limitation fréquente : l’absence de looper intégré, alors que beaucoup auraient aimé un mini-outil pour construire des couches en solo.
Pour y voir plus clair, voici une liste simple des principaux atouts et points faibles du Spark Go :
- Points forts : portabilité extrême, autonomie confortable, intégration complète avec l’app, qualité sonore étonnante pour la taille, interface USB-C pratique.
- Points à surveiller : graves limités, app quasi indispensable, pas de looper, pas de support direct pour les écouteurs Bluetooth.
Malgré ces limites, le Spark Go se démarque nettement dans la jungle des mini amplis. Beaucoup de concurrents se contentent d’être des « radios » pour guitare, avec un son flatteur mais peu de profondeur. Ici, tu retrouves le même moteur de modélisation que sur les modèles plus grands, et une vraie passerelle vers un environnement d’apprentissage complet.
Au niveau du tarif, on se situe généralement autour de 129 €, ce qui, rapporté aux services rendus, reste très agressif. Pour un premier ampli, un cadeau d’anniversaire ou un outil complémentaire à un setup déjà plus sérieux, c’est difficile de faire plus polyvalent. Surtout pour quelqu’un qui ne veut pas envahir le salon avec des flight-cases et des câbles partout.
En résumé, le Spark Go ne remplacera pas un bon combo de répétition, mais il coche presque toutes les cases pour le guitariste nomade ou l’amateur d’exercices silencieux. Si ton objectif est de jouer plus souvent, sans excuse liée au manque de temps ou de place, c’est un allié à considérer sérieusement.
Comparatif et avis global : où se situe Positive Grid dans le marché des amplis et effets guitare ?
Pour évaluer vraiment Positive Grid, il faut le comparer à ce qui existe déjà dans la sphère des amplificateurs modernes. Les concurrents les plus évidents sont des gammes comme Boss Katana, Yamaha THR, Line 6 Catalyst ou encore certains combos Fender Mustang. Chacun de ces acteurs propose sa vision du mariage entre numérique et guitare.
Face à ces références, Positive Grid choisit une voie assez tranchée. Là où certains fabricants gardent une logique très « ampli d’abord, app ensuite », Positive Grid renverse presque la hiérarchie. L’application, la communauté de presets, les fonctions IA sont au centre, et le hardware suit. On peut aimer ou pas, mais cette cohérence explique beaucoup de choix de conception.
Sur le rapport fonctionnalités/prix, difficile de nier l’intérêt de la marque. Un Spark 2, avec ses 50 W, ses 33 modèles d’amplis, ses 43 effets, son Looper, ses rythmes de batterie et sa connectivité complète, se trouve souvent dans une zone de prix où certains concurrents offrent moins de latitude sonore. Le Spark Go, lui, casse très clairement les codes dans la catégorie des mini amplis nomades.
En revanche, sur la qualité de fabrication pure, des modèles comme Yamaha THR gardent une petite longueur d’avance. Finitions plus haut de gamme, impression de robustesse immédiate, esthétique très travaillée. Positive Grid propose un ensemble sérieux et tout à fait correct, mais ce n’est pas ce qui séduit en premier. Ce sont plutôt les possibilités, la flexibilité et la dimension « tout-en-un ».
Il y a aussi une dimension plus subjective : la sensation de jeu. Certains guitaristes ressentent une légère distance avec le son, comme si l’ampli filtrait un peu trop la dynamique. D’autres, au contraire, apprécient cette constance qui facilite le contrôle du volume et la cohérence des presets. En pratique, beaucoup de ces ressentis dépendent du style de guitare pratiqué. Pour un jeu très expressif, orienté blues ou fusion, un ampli lampe réactif reste difficile à égaler. Pour un usage mixte rock/pop/metal avec beaucoup de sons différents, Positive Grid devient bien plus compétitif.
Un élément souvent sous-estimé est l’impact sur la motivation. Pouvoir lancer rapidement un backing, visualiser des accords, enregistrer un riff en 30 secondes, ça change la fréquence à laquelle on touche la guitare. Plusieurs utilisateurs rapportent qu’ils rejouent plus souvent grâce à ce type d’outils, tout simplement parce que le seuil d’entrée est plus bas. À l’inverse, un stack imposant dans une salle dédiée peut devenir un objet intimidant si l’on ne dispose pas d’une heure devant soi.
Pour clarifier les profils pour lesquels Positive Grid a vraiment du sens, on peut dégager quelques cas typiques :
- Guitariste qui reprend après une longue pause : un Spark 2 ou un Spark Go aide à s’y remettre doucement, sans contrainte de volume, avec des outils motivants.
- Étudiant ou musicien en appartement : pratique au casque, volume maîtrisé, possibilité de travailler tard le soir, tout en gardant des sonorités plaisantes.
- Adepte de home-studio : interface USB intégrée, presets mémorisables, facilité pour poser des maquettes rapidement sans multiplier les boîtes.
- Puriste lampes orienté scène : la marque servira plutôt d’outil de travail à la maison que de remplaçant de son stack favori.
En fin de compte, l’angle d’attaque de Positive Grid est clair : rapprocher la guitare du quotidien connecté, sans renoncer à une certaine exigence de son. Les avis resteront contrastés, et c’est normal. Mais pour beaucoup de guitaristes qui jonglent entre vie pro, famille et envie de jouer, la proposition a de vrais arguments.
Positive Grid convient-il à un débutant complet en guitare ?
Oui, les amplis Positive Grid sont particulièrement adaptés aux débutants. Les fonctions comme Auto Chords et Smart Jam aident à décrypter des morceaux et à jouer avec un accompagnement sans connaissances théoriques avancées. En plus, les presets prêts à l’emploi évitent de passer des heures sur les réglages. L’important est simplement d’accepter l’usage régulier de l’application mobile pour en tirer tout le potentiel.
Peut-on utiliser un Spark 2 ou un Spark Go pour des concerts ?
Le Spark 2 peut dépanner pour de petites prestations acoustiques ou électriques en le repiquant dans une sono, mais ce n’est pas l’ampli idéal pour une grosse scène avec un batteur énergique. Le Spark Go, lui, reste clairement un outil de pratique et d’appoint. Pour un usage scénique régulier, mieux vaut envisager un ampli plus puissant ou un système de modélisation pensé pour la scène, et garder Positive Grid pour la maison et le home-studio.
Les sons Positive Grid sont-ils crédibles face aux vrais amplis lampes ?
Les modélisations Positive Grid reproduisent de manière convaincante le caractère de nombreux amplis emblématiques, surtout dans un mix ou pour un usage domestique. On perd une partie de la sensation « dans la pièce » et de la compression naturelle des lampes poussées, mais on gagne en flexibilité, en constance et en facilité d’enregistrement. Pour beaucoup de contextes d’écoute actuels (casque, monitoring, streaming), la différence devient moins déterminante que le confort d’utilisation.
Faut-il absolument utiliser l’application Spark pour profiter des amplis Positive Grid ?
Techniquement, non : les amplis Positive Grid proposent des presets stockés en interne, accessibles directement depuis les boutons de l’ampli. En pratique, l’application devient vite indispensable si tu veux éditer en profondeur tes sons, explorer ToneCloud, utiliser Auto Chords ou Smart Jam. On peut très bien fonctionner au quotidien avec quelques presets favoris sur l’ampli, puis réserver l’app aux ajustements plus poussés.
Spark 2 ou Spark Go : lequel choisir en premier ?
Tout dépend de ta situation. Si tu joues surtout à la maison, que tu veux un son plus ample, un Looper intégré et des sorties ligne stéréo, le Spark 2 s’impose comme choix principal. Si tu manques de place, que tu te déplaces beaucoup ou que tu veux un complément ultra-compact à un autre ampli, le Spark Go est idéal. Beaucoup de guitaristes finissent d’ailleurs avec les deux : Spark 2 fixe sur le bureau et Spark Go dans le sac, pour ne jamais être loin d’une session de jeu.
